Amélioration conjoncturelle : quelles conséquences ?
07/09/2017 leblogdesentreprises

Amélioration conjoncturelle : quelles conséquences ?

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L’amélioration conjoncturelle devrait conduire les Banques Centrales à normaliser leur politique monétaire dans les mois qui viennent.

La croissance de l’économie mondiale s’est renforcée en dépit d’un contexte géopolitique instable (Corée du Nord) et des difficultés persistantes de Trump à avancer sur les mesures budgétaires promises. Les chiffres d’inflation modérés au début d’été ont freiné les anticipations de resserrement monétaire des Banques Centrales, entretenant l’attentisme des marchés.

Aux Etats-Unis, les chiffres économiques publiés restent de bonne facture, même sans le soutien de mesures de relance. Les créations d’emploi, toujours fortes, onstituent un socle solide entretenant la confiance des ménages américains. Le cycle industriel mondial plus fort, la baisse du Dollar et les commandes de biens durables (tendance légèrement positive) devraient permettre à l’investissement des entreprises de poursuivre sa remontée récente.

Les tensions grandissantes entre la Corée du Nord et le reste du monde, les difficultés politiques de Donald Trump et l’évolution modérée des chiffres d’inflation ont fait refluer les taux longs en ce mois d’août. En fin de mois, les provocations de la Corée du Nord ont entrainé la baisse du rendement 10 ans américain qui a clôturé à 2,12%. Les taux allemands et français ont également reflué à 0,36% et 0,66%. Les tensions géopolitiques ont profité à l’once d’or, qui a progressé jusqu’à 1 322 $ l’once fin août.

Ce contexte a pesé sur les marchés actions, qui ont oscillé sans réelle tendance malgré des chiffres économiques globalement encourageants.

Dans les mois qui viennent, les marchés surveilleront de très près les décisions de politique monétaire des Banques Centrales ainsi que la capacité de Donald Trump à faire passer ses mesures budgétaires.

En fin d’année, les taux longs américains pourraient remonter modérément, soutenus par l’annonce de réduction du bilan de la FED et dans un contexte de réduction des capacités excédentaires de l’économie américaine. En Zone euro, la poursuite des achats de titres par la BCE en 2017, la persistance de surcapacités et une inflation encore éloignée de l’objectif de la BCE (2%) devraient limiter la remontée des taux allemands et français.

Le marché actions américain semble disposer d’un potentiel de hausse plus limité, à moins que Donald Trump ne réussisse enfin à faire passer tout ou partie des mesures de relance budgétaire promises. Les marchés européens disposent d’un potentiel plus important, nourri par le regain d’intérêt des investisseurs et le potentiel d’expansion des marges de société, à condition toutefois que la hausse de l’Euro reste contenue.

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Source : Federal Finance Gestion